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L’effet d’éviction : une baisse de l’investissement et de la consommation privée

Lorsque les dépenses publiques sont en hausse, un effet d’éviction est matérialisé par la baisse de l’investissement et de la consommation privée.

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En d’autres termes, l’extension des activités de l’Etat  au détriment de celles du secteur privé entraîne l’effet d’éviction, directe ou indirecte.

Le mécanisme de l’effet d’éviction

L’effet d’éviction directe découle de l’augmentation  des dépenses publiques au détriment des dépenses privées. Le mécanisme se passe comme suit : le budget de l’Etat augmente, les impôts augmentent pour ce faire, le revenu après impôts du privé est réduit, la demande du privé diminue en conséquence.

L’effet d’éviction indirecte autrement appelée éviction financière se présente au cas où le privé est évincé en partie du marché financier à cause des emprunts de l’Etat pour combler son déficit budgétaire. Le mécanisme se passe comme suit : le taux d’intérêt est en hausse dû aux interventions étatiques, le taux élevé d’intérêt élevé risque de gonfler les coûts d’investissement du privé qui s’abstient d’investir. 

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Au cas où les Etats sont en compétition avec le secteur privé pour emprunter, l’effet d’entraînement est néfaste sur le marché financier car les taux d’intérêt deviennent de lus en plus élevés. Les prêts aux Etats par la population dus aux obligations font ralentir sinon stopper les investissements dans le secteur privé qui ne peut pas se permettre d’emprunter avec un taux inaccessible.

Quelles sont ses conséquences ?

L’effet d’éviction se présente sous deux formes dont l’effet volume et l’effet prix.
L’effet volume est le fait d’attirer les bailleurs financiers à acquérir des obligations ou des bons de trésors pour diversifier leur porte feuille. L’investissement productif en souffre, la croissance économique stagne sinon se détériore en termes de volume. C’est l’éviction de l’investissement privé  en faveur des dépenses publiques.

L’effet prix : les marchés financiers sont touchés où l’Etat  diminue  l’épargne, donc l’investissement, Par conséquent, les prix montent. Les taux d’intérêt s’affermissent  au préjudice  de privés emprunteurs. L’économie est en difficulté.